Nos valises sont presque bouclées, ne reste qu’à repasser nos costumes d’ambassadeurs de la startup nation et on sera prêts à s’envoler pour Lisbonne. On amène aussi nos ordinateurs, nos smartphones, nos carnets, nos crayons et nos aquarelles parce qu’on n’y va pas pour vendre des cravates.

Ça fait d’ailleurs des mois qu’on a une hygiène de vie irréprochable dans le but de conserver forme éblouissante pendant toute la durée du du Web Summit. On va quand même rencontrer François Hollande (ou au moins l’apercevoir).

Le Web Summit, une bulle ?

Pour ceux qui ne le connaissent pas, le Web Summit — aussi appelé « Davos des Geeks » parce que c’est toujours sympa les baselines— réunit depuis 9 ans les professionnels et passionnés de web, d’innovation et de nouvelles technologies. Et ils sont nombreux : en 2016, la population de Lisbonne s’est étoffée de 53 000 personnes durant quelques jours…

Je lisais dans un article « Le Web Summit est comme la Silicon Valley : c’est une bulle. Et les gens dans cette bulle n’ont aucune idée qu’ils sont dans une bulle ». Avant même d’y être allée, je ne suis déjà pas d’accord avec la seconde partie de la phrase.

L’an passé à Londres pour la Social Media Week, on a profité de chaque instant, contents de plonger dans un bain de web social mais conscients de l’entre-soi que ce genre d’événements génère. On a d’autres moments et d’autres lieux pour aller chercher autre chose. Et on est à peu près certains que c’est aussi le cas de François Hollande.

Enfin peut-être pas lui mais vous voyez où je veux en venir.

Le Web Summit, c’est mieux que Koh-Lanta

Pour notre équipe, le Web Summit est un terrain de jeu et de défis enthousiasmant !

Défi numéro 1 : finaliser notre programme. L’événement est énorme et le nombre de conférences presque effrayant (y compris en enlevant celles auxquelles on n’est pas invités malgré le rire de beau gosse de Marie).  On reste optimiste dans tous les cas : si on réussit à trouver une fenêtre de 73 heures avant l’ouverture des portes, on pourra caler notre agenda sereinement.

Défi numéro 2 : travailler + suivre les conférences + networker + produire du contenu, le tout sur des journées qui n’ont pas été allongées pour l’occasion. Ça ne nous fait pas peur mais par expérience on sait qu’on va devoir restés concentrés sur nos objectifs. L’an dernier à Londres on n’avait pas vraiment pu prendre le temps d’échanger avec nos pairs et c’était bien le seul petit bémol de notre séjour par ailleurs parfait. Mais la levée de fonds ne va pas se faire toute seule, hein.

Défi numéro 3 : cocher toutes les cases de la to-do de l’équipe. Et ça va de l’autographe de François Hollande au selfie avec Ser Davos en passant par un beer-pong avec Al Gore (oui, il y aura du « beau monde »). On amène aussi un drapeau breton au cas où personne d’autre ni aurait pensé.

Dans tous les cas, le Web Summit va nous accueillir très déterminés ! On espère juste que le bingo de l’événement ne comptera pas trop de disruption, parce qu’avouons-le, on frôle l’overdose avec tout ce qui est disruptif.

Eh oui, les mots ça compte beaucoup pour nous.