Les premiers pas de L'Oeil ai Carré en facilitation graphique

La facili-quoi ? Se demandent interloqués nos interlocuteurs. Il nous suffit ensuite de dégainer nos feuilles et nos crayons pour que tout devienne limpide…

Stéphanie vous en parlait en octobre dernier sur ce blog, après avoir assisté à un atelier animé par Nicolas Gros aux 360 Possibles. Emballées par cette première mise en jambe, nous avons donc suivi une formation de deux jours à la facilitation graphique. Quatre mois après, on en est où ?

C’est quoi ce (nouveau) truc de geek ?

Un facilitateur est celui qui « rend aisée une action ». Nous envisageons d’ailleurs d’adopter ce terme, beaucoup plus explicite et moins descendant que « consultant » 🙂
De son côté, la facilitation graphique vise à représenter visuellement des sujets – souvent complexes – abordés en groupe. En bref, il s’agit de faire passer un message au travers des illustrations (on revient au fameux « une image vaut mille mots ») et bien souvent d’en donner un aperçu global, car on le représente sur un espace défini (une feuille A0 en général, mais ça peut être plus… ou moins !).
Enfin, le graphisme facilité n’est pas une infographie : son objectif n’est pas d’être compréhensible de tous, mais de ceux qui ont participé au débat / échange.

Adieu complexes, bonjour créativité

Nous avions toutes les deux le même a priori sur notre capacité à dessiner (disons, niveau maternelle) et à créer (« moi je ne suis pas créative, mais j’admire tellement ceux qui le sont », aurait-on pu dire en choeur).
Et pourtant, dès les premières heures de cette formation, nous avons appris à croquer les éléments qui nous entourent pour les ajouter à notre palette de facilitatrice graphique. La preuve :

Facilitation graphique un jour, #FacilitationGraphique toujours

Une photo publiée par L'Œil au Carré (@loeilaucarre) le


Nous avons d’ailleurs constaté que nos comparses les plus habiles de leurs crayons n’étaient finalement pas plus avancés que nous : plutôt que de dessiner des formes simples pour représenter un concept, ces super dessinateurs perdaient beaucoup de temps à travailler le détail, parfois au détriment du sens. Ils ont donc dû réapprendre à crayonner simplement, et à faciliter autant que nous !

OK, mais on en fait quoi de ces jolis dessins ?

Depuis cette formation nous infusons doucement mais sûrement la facilitation dans notre quotidien, par exemple lors de nos prises de notes (que nous ajoutons à Evernote bien sûr) pendant un appel téléphonique, un brief ou une session de brainstorming au sein de L’Œil au Carré.
Mais surtout, nous avons très vite adopté la facilitation graphique dans nos propres formations et nos sessions d’accompagnement. Notre charte éditoriale (notre socle, notre fils notre bataille, wohoho) est aujourd’hui plus limpide et surtout plus implicante pour ceux que nous conseillons… ou devrais-je dire que nous facilitons dans leur stratégie de communication 🙂