Les hashtags ne datent pas d’hier : les informaticiens les utilisaient bien avant qu’Internet ne devienne ce qu’il est aujourd’hui. Mais depuis 2007, Twitter en a fait l’une de ses marques de fabrique. Aujourd’hui, le « mot dièse » est même rentré dans nos dictionnaires.

Pourquoi sur Twitter ? Parce que les tweets sont limités en nombre de caractères (c’est le micro-blogging) de 140 à ses débuts à 280 aujourd’hui. Ce qui laisse peu de place pour ajouter toutes les infos qu’on voudrait y mettre, un poil de contexte ou une pointe d’humour.

C’est justement là que le hashtag entre en scène, et il a plus d’un tour dans son sac. Le hashtag est à la fois :

  • une sorte de coup de Stabilo sur le ou les mots clés les plus importants dans votre tweet (un lieu comme #Rennes, un évènement comme #Trans2018, une cause comme #MeToo, ou encore une thématique précise comme #reseauxsociaux…). Une fois le signe dièse accolé au mot que vous aurez choisi, votre hashtag se revêtira d’une couleur (en général, le bleu) et sera plus visible que le reste du texte. Comme après avoir été surligné donc.
  • un moyen de référencer votre tweet sur le réseau social, car votre hashtag devient cliquable (d’où la couleur bleue, qui rappelle celle des liens hypertextes). Ceux qui recherchent ou veillent sur les #reseauxsociaux pourront découvrir l’existence de votre tweet et/ou de votre profil.
  • un outil de veille assez efficace, pour suivre les dernières infos sur une thématique ou un sujet en particulier. Le postulat de départ étant que les internautes ajoutent les hashtags les plus pertinents dans leurs tweets, pour qu’ils soient vus par ceux qui veulent s’informer sur la thématique #entreprendre à #Rennes par exemple (parce qu’on peut les cumuler).

Est-ce qu’on peut utiliser les hashtags sur tous les réseaux sociaux ?

On peut, mais ça ne sera pas forcément pertinent, et même devenir contre-productif. Par exemple, les hashtags ne sont ni colorés, ni cliquables sur LinkedIn, bref, pas d’utilité particulière — pour le moment.

>>> Mise à jour ! Depuis la publication de cette article (et de la vidéo), les hashtags sont à nouveau actifs sur LinkedIn. On vous conseille d’en utiliser peu (un ou deux), et vraiment pour souligner LA thématique ou LE sujet important de votre contenu.

Sur Instagram, on peut en ajouter à la pelle. Il n’y a pas vraiment de limite sur ce réseau (même si 10 hashtags, c’est déjà pas mal). Ils sont en général situés en toute fin du texte qui accompagne le cliché publié, voire planqués tout en bas pour ne pas polluer la lecture.

Sur Twitter, on vous recommande d’en ajouter deux à trois maximum (même si vous pouvez opter ponctuellement pour plus ou moins). La raison principale étant que votre tweet ressemblerait à un texte intégralement surligné si vous en mettez davantage : l’oeil n’arrive plus à lire et passe son chemin. Ici, on peut décider de positionner le hashtag au début du tweet s’il est super important, à la fin s’il est secondaire, ou directement dans le texte si l’occasion se présente.

Et sur Facebook ? Certains n’en utilisent pas du tout, d’autres en mettent des tartines (et on les soupçonne de republier automatiquement leurs tweets sur Facebook). On vous recommande ici de n’en choisir qu’un par post, et uniquement s’il s’inscrit dans une opération, un évènement ou actualité forte. Bref, LE coup de Stabilo sur la page que vous venez de lire. Et si aucun n’émerge, n’en mettez pas !

On n’oublie pas cependant que les réseaux sociaux sont des plateformes en constant mouvement : gardez un oeil sur les usages d’autres comptes, et sur vos statistiques pour affiner vos pratiques.

Est-ce qu’il y a une encyclopédie des hashtags ?

Pas encore, mais certains outils permettent de trouver ceux en lien avec votre thématique de prédilection (la #esanté par exemple). Parmi ceux-ci, on aime le nuage de hashtags proposé par Talkwalker, en accès gratuit. Il vous suffit d’entrer un mot clé (et un seul, c’est la limite), et l’outil vous suggèrera un « tag cloud » de termes qui pourraient vous être utiles — plus les mots sont grands, plus ils pourraient être pertinents (ou en tout cas utilisés sur les réseaux).

Plan B : l’huile de coude. C’est en faisant votre veille et en regardant ce qu’il se fait sur d’autres comptes que vous pourrez identifier les hashtags qui feront mouche. On vous déconseille d’ailleurs de viser à vue, en utilisant par exemple ceux qui sont tendance uniquement parce qu’ils le sont (au moment où j’écris ces lignes, c’est #GiletsJaunes qui figure dans les Twitter trends du jour).

Faites un test sur le hashtag que vous voulez utiliser avant de l’ajouter dans votre post, juste pour voir. On a déjà vu des tweets d’entreprises qui promeuvent des projets innovants en lien avec la #galette #saucisse (et on vous laisse imaginer ce qu’on a pu trouver en cliquant sur le second).

Est-ce qu’on peut créer ou protéger un hashtag ?

On peut tout à fait créer un hashtag. C’est d’ailleurs assez fréquent. L’idée étant que vous ne soyez pas le seul à l’utiliser, et que d’autres internautes s’en emparent pour en faire une sorte de point de ralliement. Ici aussi, faites un tour sur le réseau social que vous visez (Instagram et/ou Twitter notamment) pour vérifier qu’il y a bien une place à prendre. Ou votre hashtag pourrait bien être pollué par des contenus qui n’ont rien à voir avec votre évènement ou la thématique que vous avez choisie.

Côté protection, les hashtags sont soumis au Code de la propriété intellectuelle et ne peuvent être protégés que sous certaines conditions. D’après l’INPI : « Si un hashtag peut effectivement être déposé en tant que signe composé du « # » suivi d’une dénomination, ce n’est possible que s’il permet bien de distinguer les produits et services en question. »

Pour conclure, l’essentiel à retenir sur les hashtags et les réseaux sociaux en images et en deux petites minutes !