C’est tendance et de plus en plus important aujourd’hui : « réseauter » c’est un peu la solution magique quel que soit l’objectif visé.
Vous cherchez un emploi ? Réseautez ! Vous voulez vendre un produit, créer une entreprise ? Réseautez ! Vous souhaitez développer et concrétiser une idée ? Réseautez !
Loin de moi l’idée de critiquer ces bons conseils, car ils me paraissent justes et même indispensables. C’est davantage l’approche qui me froisse un peu, mais celle-ci est certainement due à notre génération/époque/mauvaise habitude qui nous baigne dans l’immédiateté : je veux ça, tout de suite, et sans trop d’effort s’il vous plait (bon, je caricature un peu mais l’idée est là).
Le problème, quel que soit le projet, c’est qu’il faut du temps et de la patience (et c’est une impatiente chronique qui vous parle 😉
Pour ma part, je réseaute depuis un bout de temps (en vrai ou pas), pour trouver un emploi d’abord, pour mettre sur pied et développer mon entreprise ensuite. De fil en aiguille, on se prend facilement au jeu du réseau et on y découvre des tas d’autres intérêts.
Voici donc quelques conseils que j’ai pu apprendre ou appliquer, surtout au contact des autres.

Ne rien attendre en particulier

Cette partie peut paraitre antinomique avec ce que je viens d’écrire, mais en y réfléchissant bien : on s’investit dans la démarche de réseautage parce-qu’on a un projet précis. Mais une fois « installé » dans un réseau, le mieux c’est de ne rien en attendre en particulier.
Par exemple, les personnes que j’ai croisé qui souhaitaient développer leur réseau pour faire (vite) du business, on finit par partir frustrées.
En bref, développer son réseau c’est sortir d’une vision court-termiste, et prendre patience car les bénéfices qu’on attend de ce type de démarche finissent pas arriver, mais en générale pas tout de suite 😉
J’entends déjà (sisi, là bas au fond) : mais alors à quoi ça sert de réseauter si c’est pour perdre du temps ? Je vais sans doute vous paraitre optimiste (voir idéaliste), mais développer son réseau est une expérience incroyablement riche lorsqu’on s’y engage : on rencontre des personnes différentes et pleines d’idées, qui viennent d’univers différents et qui vous apporteront beaucoup en partageant leurs expériences, leurs idées, leurs projets.
Ces rencontres peuvent faire émerger de nouvelles idées, résoudre un problème, rencontrer de nouveaux contacts… et bien sûr enrichir votre projet initial (développer votre business, trouver un emploi, etc.)

Donner de soi

On retrouve ici les principaux piliers de l’esprit « 2.0 », ceux de l’échange, du partage et de l’entraide. Mais c’est aussi donner pour mieux recevoir, c’est la fameuse stratégie « win-win ».
Parmi les nombreuses références à ce sujet, vous pourrez jeter un oeil au livre de Tara Hunt.
Le principe est simple : vous donnez, vous recevez en échange. La subtilité étant de ne pas agir pour recevoir forcément quelque chose en retour !
Partagez votre expertise ou tout simplement votre savoir ! Cela ne prendra pas forcément beaucoup de temps, et vous apprendrez davantage au contact des personnes que vous aiderez (pour prendre du recul sur votre métier, voir les choses sous un angle différent, etc.)
A l’inverse, lorsqu’une personne vous aide, n’oubliez pas de lui faire savoir que vous êtes reconnaissant. C’est une petite remarque personnelle, mais il m’est arrivé de donner un coup de pouce (j’ai besoin d’un outil, tu connaitrais… ?), de ne plus entendre parler de la personne, et de voir passer quelque part que cette personne utilise cet outil pour son développement pro… rien de dramatique bien sûr, mais en général ces personnes sont souvent demandeuses et assez peu « aideuses ».
Mais c’est aussi le jeu : on peut donner sans recevoir (mais c’est plutôt une minorité des cas, et avec le temps on apprend à reconnaitre leurs gros sabots 😉

Associer virtuel et réel

Le potentiel des réseaux sociaux en termes de développement du réseau humain est énorme : on peut rentrer très facilement en contact avec quelqu’un (il suffit de le trouver !), même avec des personnes qu’on oserait pas aborder dans la « vraie vie ». Et inversement, des personnes que vous n’aurez peut-être jamais rencontré IRL (in real life) peuvent vous suivre sur Twitter, rebondir sur les contenus que vous diffusez et tout bonnement échanger avec vous.
En bref, les réseaux sociaux permettent de dépasser l’aspect restreint du réseau humain (je rencontre quelqu’un qui connait quelqu’un qui connait quelqu’un) et vous ouvre de multiples opportunités de rencontres.
Mais pour vraiment exploiter ce potentiel, il est essentiel de relayer ces échanges virtuels en rencontres en chair et en os. Ces personnes qui vous suivent vous trouvent intéressantes, si elle vous souhaite vous rencontrer c’est qu’elle veut en apprendre d’avantage sur vous, creuser un peu. Et des liens, amicaux ou professionnels, peuvent se créer facilement.

Ne pas se disperser

Participer et s’investir dans cette démarche demande du temps, parfois beaucoup. La bonne recette pour éviter de d’y perdre : s’organiser ! Oui bon, ça peut paraitre bateau, mais c’est la base.
Personnellement, je m’organise de trois façons :

  • Tout d’abord je définis un ordre de priorité pour toutes les choses à faire.
    Par exemple, un rendez-vous pro sera plus important qu’un déjeuner réseau.
  • Ensuite je définis un créneau horaire pour chacune de ces tâches (approximatif, mais qui aide beaucoup).
  • Pour développer mon réseau, je me fixe des objectifs : pour exemple, participer au moins à une rencontre réseau tous les 15 jours.

Cette organisation peut paraitre « militaire » mais elle est nécessaire si on veut éviter de s’y noyer, et du coup de jeter l’éponge du réseautage parce-que ça prend décidément trop de temps.
Autre conseil : choisir les réseaux dans lesquels on s’impliquera davantage. Que ce soit sur les médias sociaux ou « en vrai », vous pouvez choisir d’être plus présent sur Twitter que sur Viadeo, et plus actif dans le réseau VeilleLab que dans celui des Managers bretons.
Et puis participer à un réseau ne vous engage à rien, vous pouvez très bien y faire un tour « pour voir » et vous impliquer par la suite.

En conclusion

Vous l’aurez compris, je suis convaincue de l’intérêt du réseautage (NB : faites qu’on trouve un autre mot en français !).
Comme beaucoup je crois, je m’y suis mise un peu par opportunisme : je voulais un job. Et puis progressivement je me suis prise au jeu et je me suis laissée portée par la richesse de cette démarche. J’ai croisé pas mal de personnes très impliquées et ouvertes (il y en a quelques unes du côté de la Cantine Numérique Rennaise, allez y faire un tour pour voir), et toujours partantes pour partager leurs idées et faire avancer un projet qui n’est pas le leur.
C’est d’ailleurs grâce à eux que nous vous préparons un nouveau VeilleLab Ouest dont on vous parlera bientôt sur ce blog 😉
Mais c’est une autre histoire… à vos réseaux !