Rencontrés lors du premier VeilleLab Ouest, Mickaël Réault et Mickaël Rivière (respectivement gérant et chargé de veille chez Sindup) m’ont proposé de tester leur outil.
C’est chose faite depuis hier !
Sindup c’est tout d’abord une entreprise, installée à Angers.
C’est ensuite un moteur de veille d’actualités, en service depuis un an environ, qui répertorie aujourd’hui 65 700 sources francophones, dont 150 blogs.
Sindup dispose de deux versions, une payante et une gratuite. Dans la version gratuite, vous pourrez notamment faire des recherches ponctuelles, vous abonner à un flux ou encore utiliser l’outil de scoring (qualification) des sources.
Pour info, Sindup a récemment fait parler de lui : Christophe Deschamps l’a décortiqué en sept pages, Frédéric Martinet a testé l’outil de scoring.

Les points forts

De façon générale :

  • Sindup est une jeune pousse dynamique et réactive, à l’écoute de ses utilisateurs : en vaut pour preuve l’évolution de l’outil de scoring, qui a été faite en collaboration avec Frédéric Martinet (voir lien ci-dessus).
    Dans ce même objectif, Sindup prévoit d’inclure prochainement les réseaux sociaux (à tester une fois lancé 😉
    On ne peut pas en dire autant d’autres acteurs… J’ai récemment testé plusieurs réseaux sociaux d’entreprise, certains ont été très réactifs, comme Sindup, d’autres pas du tout, mais j’en reparlerai dans un autre billet 😉
  • L’outil est globalement intuitif et facile à prendre en main, en plus d’avoir un « look and feel » plutôt sympa.

Au niveau des fonctionnalités, vous pouvez :

  • Paramétrer des alertes, et partager vos résultats de veille avec des personnes extérieures (mail) ou avec d’autres abonnés à Sindup.
  • Classer les résultats que vous avez sélectionnés, et les commenter.
  • Ajouter des sources qui ne sont pas encore indexées, et surveiller des sites web.
  • Vous abonner aux flux RSS des sources que vous avez choisies. A souligner : vous pouvez vous abonner à vos propres groupes de sources.
  • Apprendre à Sindup à affiner le ciblage. En activant FilterLive, l’outil apprend au fur et à mesure de vos sélections et de vos exclusions quels sont les termes à supprimer ou à privilégier. Je n’ai pas pu tester cette fonctionnalité, faute de temps.
  • Créer des rapports d’analyse, des graphiques basés sur des donnés quanti : nombre d’occurrences pour un mot clé par rapport à d’autres, répartition par support, par date, etc.
  • Utiliser leur outil de scoring : je n’ai pas pu le tester (petits soucis techniques depuis hier), mais celui-ci permet à partir de sources que vous importez, de vous fournir toute une série d’informations sur l’influence (données quantitatives) d’une source : son pagerank, ses backlinks, ses pages indexées, le nombre d’abonnés au flux RSS, le nombre de fois où cette source a été taguée dans delicious, etc. Et cette fonctionnalité est mise à disposition dans la version gratuite de Sindup.

Les points faibles

  • Les sources indexées sont pour le moment francophones, c’est à dire qu’elles incluent aussi les sources belges, luxembourgeoises, suisses, etc. Pour le moment, Sindup ne propose pas de les exclure d’une requête comme on peut le faire avec la presse régionale ou spécialisée.
  • Les résultats ne me paraissent pas assez fournis. J’ai fait un test rapide sur deux requêtes (« orange -ville -mairie -fruit -agrume » pour surveiller l’opérateur téléphonique et « acadomia ») sur Google Actus et Sindup.
    Grosso modo, à pertinence égale, il y a moins de contenus dans Sindup.
    Quantité n’est pas synonyme de qualité, j’en conviens, mais je précise ce point car, dans le cadre d’une veille e-réputation, il est très important de connaître tous les supports qui ont relayé l’info sur la marque surveillée.
  • Les rapports d’analyse ne peuvent pas encore être générés à partir d’une requête enregistrée (appelée « filtres »). Il faut donc entrer manuellement la requête, ou la copier-coller. Seul problème, dans le cas du LiveFilter, toute l’étape d’apprentissage de l’outil ne sera pas prise en compte.
  • Comme je le disais précédemment, aucun outil ne peut prétendre tout faire à lui seul. C’est notamment le cas ici avec la surveillance des sites web : cette fonctionnalité est intéressante, mais pas assez poussée comparée à d’autres outils comme Website Watcher (ou encore KB Crawl, mais les tarifs ne sont pas les mêmes 😉
  • Les tarifs : le gros point positif ici, c’est la politique tarifaire de Sindup totalement transparente. En vous rendant sur cette page, vous connaîtrez tous leurs tarifs, dans le moindre détail.
    Ceci dit, je trouve que c’est un peu compliqué et lourd à digérer, et que la répartition par type de veille n’est pas forcément pertinente pour un moteur de recherche d’actualités.
    J’aurai plutôt proposé des tarifs évolutifs et par famille de sources thématiques, en ajoutant des prestations en plus : nombre d’utilisateurs, de sites surveillés, de filtres enregistrés, etc. Mais ça n’engage que moi 😉
  • Autre appréciation perso : un outil de suggestion de mots clés (au fur et à mesure que l’on tape la requête, mais aussi de correction des mots) serait un plus.

Conclusions

Sindup est un outil intéressant car il met à disposition un moteur de veille d’actus abordable et facile à prendre en main. C’est un outil encore jeune (il était en version bêta en mai 2009), il devrait donc évoluer et ajouter d’avantage de sources.
Je conclue ici sur ce que j’écrivais dans mon précédent billet : bien qu’intéressant, Sindup n’est pas suffisant à lui seul. Si vous souhaitez avoir un oeil sur l’actu, il est très intéressant et peut vous suffire. Si vous souhaitez surveiller toutes les retombées sur un mot clé, ou encore surveiller des pages web, il faudra à mon avis le coupler avec d’autres outils.
En bref : un outil à tester, et des évolutions à surveiller !