Les médias sociaux de niche : faut-il y aller ?

Dans la tête des non-initiés, communiquer sur les médias sociaux se résume trop souvent à « ouvrir une page Facebook ». Pourtant, et même s’il est indiscutable que le réseau de Mark Zuckerberg cartonne, les internets regorgent d’autres plateformes qui, si elles sont bien utilisées, seront d’autant plus efficaces.

faut il aller sur les médias sociaux de niche ?

Du chiffre, du chiffre, toujours du chiffre

Pourquoi Facebook ? Nous pourrions presque nous poser la question. Pour son succès phénoménal ? Probablement. Avec bientôt 1,5 milliard d’utilisateurs à travers le monde et des pages culminant à 100 millions de fans chez les stars (si vous vous appelez Ronaldo ou Shakira) et à plus de 50 millions chez les marques (si vous êtes McDonald’s ou Disney), Facebook a réussi à créer une obsession particulière : du chiffre, du chiffre, beaucoup de chiffres. Toujours plus de likes, c’est (malheureusement) l’envie de beaucoup et l’indicateur qui se surveille facilement, qui se quantifie. Une recherche poussant même certains à acheter des fans, pour gonfler les chiffres (mais ça, c’est une autre histoire, qu’on vous racontera une prochaine fois).

Le bon mot, au bon endroit

Pourtant, une vraie stratégie de contenu repose sur une idée simple : il faut trouver le bon mot, pour le mettre au bon endroit. En d’autres termes, si cela est pertinent, pourquoi pas dans un endroit moins commun, mais qui donnera raison à l’adage « ce qui compte, ce n’est pas la quantité, c’est la qualité ! » Car afficher des dizaines de milliers de fans sur Facebook n’a que peu de pertinence si, in fine, personne n’interagit avec vous — c’est-à-dire si vous ne fidélisez ou ne convertissez aucun internaute (en acheteur, en contact, en lecteur…).

En même temps, une bonne stratégie de communication, ce n’est pas uniquement publier, c’est aussi avoir une veille efficace. Et l’information digne d’intérêt pourrait très vite se noyer dans le flux de votre fil Facebook ou Twitter.

Réseaux sociaux de niche

À l’inverse, vous positionner sur des médias sociaux plus pointus, avec une audience potentielle moins large (par définition), peut se révéler pertinent. Schématiquement, si vous êtes vendeur de chaussures en bois, vous trouverez probablement plus votre compte en investissant un réseau d’amoureux de sabot qu’en cherchant à gonfler artificiellement votre nombre de fans Facebook.

Car sur « Sabotbook », vous aurez plus de chances de toucher votre cible : d’abord parce que vous risquez moins de vous noyer dans la masse et de vous faire sabrer par les algorithmes, ensuite parce que les utilisateurs de ces réseaux de niche n’y sont pas par hasard, mais bien par passion du sujet : vous y rencontrerez les mordus de votre thématique et des univers frontaliers (les « Sabotbookers » peuvent être, à la limite, des fondus d’escarpins, mais peu de chance pour qu’ils soient ici dans l’espoir de monter un club de tyrosémiophilie). Et même si les chiffres de vos « pages » seront moins élevés (quantité), vous y croiserez de bien meilleurs engagements (qualité). L’endroit parfait, également, pour y faire de la veille — auprès de vos clients passionnés, mais aussi de vos concurrents !

Vous nous avez compris, une stratégie médias sociaux va plus loin que juste « ouvrir une page Facebook », et nécessite quelques fois de prendre un peu de recul : que veut-on dire ? À qui ? Comment ? Deux exemples de médias sociaux de niche auxquels il faut (peut-être) jeter un œil.

plug in labs ouest, média social pour les scientifiques et les entreprises innovantes

Un réseau de scientifiques : Plug In Labs Ouest

Vous êtes une équipe scientifique et voulez être trouvée par une entreprise ? Vous êtes une start-up et vous souhaitez rester en veille sur votre domaine ? Pas sûr que LinkedIn, par exemple, soit l’endroit le plus adapté pour entamer votre stratégie de médias sociaux.

Plug In Labs Ouest, quant à lui, s’inscrit dans une démarche d’annuaire scientifique, référençant les unités de recherches du grand ouest, en offrant à ces derniers une vitrine de leurs compétences, de leurs expertises, ainsi que des secteurs d’innovations. Des fiches à compléter et à tenir à jour, en fonction des évolutions internes… Aussi, il s’agit d’un parfait outil de veille — en sauvegardant vos recherches favorites ou encore certaines fiches de laboratoire, vous pourrez être alerté des nouveautés de votre secteur.

Pour les sportifs : Strava

Nul besoin de vous parler de la popularité récente gagnée par la course à pied, toujours est-il que les marques et magasins de running semblent peu enclins, pour l’heure, à investir les médias sociaux de niche qui fleurissent sur la toile. Pourtant, et si nous ne devions en retenir qu’un, Strava est l’exemple parfait de la plateforme à animer pour toucher les fondus de course à pied autour de vous. Sur ce média social (couplée à une application smartphone), vous pouvez ouvrir un « Club », sur le même principe qu’une page Facebook, où les utilisateurs peuvent s’inscrire et interagir. Chaque semaine, le palmarès des coureurs s’affiche, et vous pouvez y déposer des annonces, ainsi qu’ouvrir des discussions. « Eh, mais on pourrait créer des rendez-vous, discuter avec nos clients, voire même les faire venir en magasin » nous dites-vous dans la salle ? Eh oui, c’est exactement de ça dont il est question. Idée numéro deux : vous pouvez créer des « segments », qui sont des parcours géolocalisés, nommés par les utilisateurs. « Eh, mais on pourrait créer des segments à notre nom, et pourquoi pas faire des offres aux coureurs qui ont parcouru notre segment ! » dites-vous ? Oui, tout à fait. Enfin, nous ne faisons que lancer l’idée…

Strava, média social de niche pour les amateurs de running

Autre repère à surveiller : Running Heroes. D’un côté, la plateforme propose un blog (un blog… de la stratégie de contenu… vous nous suivez ?) ainsi que des sessions running créées par les internautes (sorties, événements, communauté, vous nous suivez toujours… ?). En même temps, le site incontournable des runners connectés offre un décompte de points à chacune des activités enregistrées par les sportifs avec une application ou une montre GPS. Des points qui peuvent être convertis en bon d’achat. « Ça marche ces choses-là ? » demandez-vous ? Sobhi Rennes l’a fait, et d’après eux, c’est plutôt une réussite ;)

A propos de l'auteur :


As de la formule et amateur de belles tournures, Colin est rédacteur web et community manager à L'Œil au Carré.

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