E-réputation : l’arbre qui cache la forêt

Aujourd’hui, l’e-réputation est « consommée » à toutes les sauces. Difficile de faire un pas (ou un clic de souris) sur le web sans entendre parler de mauvaise ou de bonne e-réputation. Pourtant, ce terme, apparu pour la première fois en 2001, désignait à l’origine le fait de « renforcer ou construire sa réputation par le web, et non pas (…) sur le web ».

Aujourd’hui, l’e-réputation fait partie des packs « protection familiale » des assureurs, prolonge le quart d’heure de gloire de personnes inconnues ou sans intérêt (le « Allo quoi » de Nabila est encore tout chaud) tout en proposant de nouvelles opportunités en termes de recrutement. Bref, la notion a muté et s’est éloignée de son sens premier.

Mais alors, qu’est-ce que l’e-réputation et est-ce vraiment si indispensable ?

Echange entre internautes sur les médias sociaux

Petit rappel de définition

Pour partir sur de bonnes bases, quoi de mieux qu’une définition issue de notre ami Wikipédia ? Selon l’encyclopédie en ligne, l’e-réputation c’est :

« la réputation, l’opinion commune (informations, avis, échanges, commentaires, rumeurs…) sur le Web d’une entité (marque, personne, morale (entreprise) ou physique (particulier), réelle (représentée par un nom ou un pseudonyme) ou imaginaire). « 

En quelques mots, il s’agit de la perception que les internautes ont d’une marque, d’une entreprise ou d’une personne.

Les stratégies de « gestion » de l’e-réputation ont donc (normalement) pour objectif premier d’écouter ce qu’il se dit sur soi pour mieux se connaître et s’améliorer, et par conséquent bonifier son image.

 

Surveiller son e-réputation est in-dis-pen-sa-ble …

J’ai envie de vous dire oui, dans un sens (ou alors on ne serait pas là). L’essentiel étant ici d’avoir mis en place sa veille sur internet, même s’il ne s’agit que d’une alerte Google dans un premier temps.

Et bien sûr, cette veille e-réputation vaut pour tous, qu’on ait déployé sa présence sur le web et les médias sociaux ou pas : ce n’est pas parce-qu’on est absent du web que les internautes ne parlent pas de vous. Et inversement, ce n’est pas parce-que vous êtes présent sur les réseaux sociaux que la moitié de la webosphère va vous exploser à la figure.

Du coup, écouter ce que l’on dit sur soi, sur internet comme dans la vraie vie, permet aussi de placer le curseur au bon endroit : est-on plutôt plebiscité ou décrié ?

Et puis, une fois qu’on a écouté, et surtout entendu, les remarques des internautes, on pourra passer à la « phase deux » de l’e-réputation, c’est-à-dire de devenir acteur de son image en ligne, sans pour autant prétendre pouvoir la gérer ou même la contrôler.

Les internautes acteurs des réseaux sociaux

Indispensable, vraiment ?

L’e-réputation est très tendance depuis fin 2009, mais il ne s’agit que de la partie visible de l’iceberg : au-delà de l’effet de mode, ce qui compte ici c’est bien la façon dont on communique.

Seul changement (s’il ne fallait en citer qu’un) par rapport aux autres médias, plus traditionnels : finie la communication unidirectionnelle sur papier glacé, le web social induit d’échanger avec son public, de prendre en compte ses attentes et de s’y adapter.

Bref, l’e-réputation voile une réalité plus complexe que le simple fait d’ouvrir une page Facebook pour faire le buzz : il s’agit ici de peaufiner sa stratégie de communication, pour ne pas disperser ses ressources et surtout pour viser juste (son public, ses attentes, mais aussi nos objectifs à nous entreprises, qui ne communiquons pas pour faire joli).

Pour autant, pour certains, il ne sera pas nécessaire de passer à la phase deux (action) mais plutôt de rester à l’écoute. Et c’est seulement après avoir fait une étude raisonnée (sans être poussé par la peur ou l’irréstistible attraction des réseaux sociaux), qu’on pourra choisir d' »y aller ou pas ».

En définitive, il n’y a pas de recette miracle pour avoir une super e-réputation, et il est surtout impossible de la maîtriser et de la contrôler. Pour autant, on peut participer à la construction de son image en ligne tout en se disant que, quelque part, les médias sociaux nous permettent de rester proche de notre public et d’évoluer avec eux.

Parce-qu’au final c’est bien de cela dont il s’agit : garder le lien, fidéliser, attirer, séduire. En définitive, l’e-réputation et plus généralement la communication web ne sont que des moyens pour atteindre ces objectifs… A méditer :)

A propos de l'auteur :


Envoyer un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *







Show Buttons
Hide Buttons