La CNIL appelle les utilisateurs de Facebook à  la vigilance

Après avoir passé deux jours au fond de mon lit (merci aux épidémies de ce début d’année), me voici de retour. Encore en petite forme, je vais me contenter de relayer cette info parue dans Les Echos du jour :

La CNIL appelle l’attention des utilisateurs sur l’usage qui pourra être fait, par Facebook comme par des tiers, des informations communiquées sur le site. (…) « L’utilisateur n’est pas toujours conscient qu’en dévoilant des données sur sa vie privée, ses loisirs, voire ses opinions politiques ou religieuses, il permet aux sites de se constituer de formidables gisements de données, susceptibles de provoquer de multiples sollicitations commerciales. »

En effet, l’information des utilisateurs sur le sort des informations personnelles qu’ils communiquent est insuffisante. Loin de se limiter à  des échanges entre amis, les données sont largement commercialisées auprès d’annonceurs. La charte d’utilisation des données de Facebook, publiée uniquement en anglais, lui confère un « droit perpétuel et irrévocable d’utiliser, de copier ou distribuer toutes les données communiquées ». Facebook s’autorise en outre à  compléter les informations communiquées en collectant elle-même des données sur tout autre source (blogs, journaux, forums…) au motif affiché de « fournir à  l’utilisateur des informations plus pertinentes et une expérience plus personnalisée », en d’autres termes, de permettre aux acheteurs des données de mieux cibler leurs offres commerciales.

Lu dans Facebook : la CNIL appelle à  la vigilance, dans Les Echos du 27 février 2008.

A propos de l'auteur :


Amoureuse des mots et fan d'Alain Rey, Marie est aussi la fondatrice de L'Œil au Carré. Quand elle n'écrit pas sur ce blog, Marie forme et accompagne les entreprises dans leur stratégie de communication sur les médias sociaux.

3 Commentaires

  1. Le problème du 2.0 social est sûrement la divulgation que chacun fait d’informations personnelles, de plus en plus nombreuses, pouvant être simplement vues, récupérées ou réutilisées, sans être bien informé et réellement mesurer le risque que cela peut représenter.

    Bon rétablissement :-)

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  2. Je suis d’accord sur ce point avec Pedro. J’utilise peu Facebook, mais j’ai été avertie à chaque fois que je risquais de dévoiler des informations à d’autres personnes qu’à mon réseau personnel.
    Ceci dit, il me parait important d’informer les internautes de l’utilisation de leurs données une fois qu’ils acceptent de les divulguer à des tiers.
    Et puis, un internaute averti en vaut deux…

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  3. un clavier azerti en vaut deux ?

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